Déshydrater les hijiki dans l’eau tiède pendant au moins 30 minutes.
Couper la carotte en fine julienne (ou avec la technique sasagaki) et la poche de tofu frit en lamelles fines.
Dans une casserole, verser l’huile et faire revenir les hijiki, la carotte et le tofu frit pendant 2 minutes.
Verser le dashi, le sake et le sucre et porter à ébullition. Ajouter la sauce soja, et laisser mijoter pendant 15 minutes à feu doux.
À gauche : riz avec edamame et petites crevettes séchées. C’est au Japon dans un petit restaurant qu’on a découvert ces minis crevettes séchées. C’est un peu repoussant, et ça sent très fort… mais c’est bon.
À droite : 2 omelettes roulées au ketchup. Elles ont été faites avec mon petit cuiseur micro-onde acheté au Japon dont j’ai déjà parlé ici : Tatsuya idea kitchen. C’est rapide, pratique et bon en plus. Et ce midi, on m’a demandé si c’était des quenelles… ça a un peu la même forme. ^^
Le bento, c’est donc cette petite boîte japonaise qui permet de transporter nos repas avec plus de classe et de fantaisie que nos simples gamelles françaises. Mais si vous êtes ici, vous le savez surement déjà.
En France, ça commence à devenir assez populaire depuis quelques années. Et le genre de bento qui plait le plus (en voyant les différents blogs sur le sujet), ce sont les kyaraben (ou charaben) キャラ弁 : les bento décorés pour ressembler à des personnages ou des animaux… et toujours très mignons (kawaiiii !).
La technique et le travail m’impressionne, et je les trouve très mignons, mais le goût est-il toujours là ? Ce n’est pas toujours facile de faire quelque chose qui ressemble à un personnage avec des ingrédients qui vont ensemble.
Et puis j’approche la trentaine, ce n’est plus tellement de mon âge. Et mes collègues de bureau avec qui je mange doivent le penser. ^^
C’est donc vers d’autres genres de bento que je vais (sans pour autant délaisser mes petits accessoires kawaii utilisés par petites touches).
Il y a un blog qui ressemble exactement à ce que j’aimerai faire un jour… mais je suis très loin d’y arriver. Ils sont magnifiques et très appétissants.
毎日がお弁当日和♪ (Mainichi ga o bentō biyori ♪) ce qui peut se traduire par « bento de saison au quotidien ».
Ça à l’air très simple, mais c’est tout un art en réalité. Tout l’espace est utilisé, il y a plein de couleur, tout est appétissant et la règle 3-2-1 est respectée (3 portions de féculents, 2 de légumes ou fruits, 1 de viande ou poisson ou œuf).
Avez-vous déjà eu dans votre bento des soba, udon ou somen qui collent parce que vous n’avez pas mis de sauce ?!
L’astuce pour continuer à les manger nature, c’est l’eau (mizu 水). Mettez un petit peu d’eau dans une mini-bouteille, et versez-la sur les nouilles avant de manger.
Je n’ai rien inventé ; au Japon on trouve souvent des petits sachets d’eau dans les bols de nouilles japonaises de ce genre.
Les kinshi tamago sont des lamelles (ou rubans) d’omelette très fine, à la japonaise. L’omelette très fine, c’est l’usuyaki tamago 薄焼き卵 (j’en ferai un article prochainement).
Très souvent posées sur du riz ou des nouilles, elles se mangent aussi bien froides que chaudes, c’est parfait pour les bento. (^^)
(Pour 1 personne)
Ingrédients :
1 œuf
1 c.c de sucre
1 petite pincée de sel
huile végétale
Préparation :
Verser un peu d’huile végétale dans une poêle, et retirer le surplus avec un papier absorbant.
Dans un bol, battre l’œuf et mélanger avec le sucre et le sel.
Quand la poêle est chaude, verser l’œuf battu pour former une fine omelette (la cuisson est très rapide, il faut qu’elle reste bien jaune).
Étaler l’omelette sur une planche à découper et couper de fines lamelles.
Et au Japon, il y a bien sûr des accessoires pour que ce soit plus rapide et plus fun à préparer. J’adore ce genre de petits accessoires ! (^^)
Voici un petit accessoire que j’ai acheté au Japon, bien pratique quand on a pas le temps ou pas le courage de cuisiner…
Le cuiseur au micro-onde d’omelette (genre omuraisu).
J’adore ce genre de petits accessoires japonais, crées pour faciliter le quotidien de la ménagère. C’est mon chéri qui l’a vu dans un coin d’un magasin de cuisine. Moi je n’y avait même pas prêté attention sur le coup…
Les tamagoyaki (卵焼き ou 玉子焼き), littéralement « œufs cuits », sont des omelettes japonaises roulées.
Si vous en faîtes souvent, procurez-vous une poêle à tamagoyaki rectangulaire appelée Tamagoyaki pan (卵焼きパン): Je l’ai depuis 2009 (voir l’article pour preuve ) et elle m’a déjà bien servi…
Dans un bol, battre les œufs à l’aide de baguettes, et ajouter la sauce soja, le mirin, le sucre et le sel au mélange.
Diviser le mélange en 2 parts égales.
Dans une poêle rectangulaire (si possible), verser un peu d’huile végétale. Etaler et retirer le surplus à l’aide d’un papier absorbant.
Verser environ la moitié du bol dans la poêle, la couche doit être très fine. Laisser cuire légèrement l’omelette avant de replier les bords, pour ensuite la rouler.
Placer le rouleau au bord de la poêle, et verser de nouveau de l’œuf… Ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il n’y ai plus d’œuf.
Répéter l’opération pour le deuxième tamagoyaki.
Presser chaque rouleau à l’aide d’un makisu (tapis de bambou).
Couper les rouleaux en maki.
* Sur les photos, j’ai ajouté du furikake dans l’œuf. Mais on peut aussi mettre du nori, du fromage, des légumes… selon vos goûts. ◕ ‿ ◕
(Okura no rōru katsu オクラのロールかつ) Rouleau de gombo frit
« Kastu » ou « furai » signifie que c’est frit (avec une chapelure panko souvent). « Okura » est le nom japonais du gombo. « Maki » ou « rōru » veux dire que c’est présenté sous la forme d’un rouleau. Et « niku » c’est la viande (ici de la dinde).
Mettre l’escalope de dinde à plat sur une planche. Placer un gombo à une extrémité et rouler l’escalope pour former un rouleau.
Le faire rouler dans la farine, puis dans un œuf battu et enfin dans la chapelure panko.
Faire frire quelques minutes dans une huile à 170 °c (jusqu’à ce que ça soit doré).
Couper des rondelles de 2 ou 3 centimètres (comme des maki).
Vous pouvez ajouter des ingrédients à l’intérieur selon vos goûts (tranche de fromage type croque monsieur, feuille de shiso, nori, salade…). Et vous pouvez remplacer le gombo (qui n’est pas toujours facile à trouver) par des petits piments, des haricots verts, des poivrons… Mais c’est quand même plus joli avec du gombo et sa forme en étoile. ^^
L’inari-zushi, c’est une poche de tofu frit (Abura-age 油揚げ), remplit de riz vinaigré.
On peut aussi y ajouter plein de petites choses : omelette, petits légumes, œufs de poisson, umeboshi, petites crevettes, viande hachée, thon, algues, saumon fumé… ou même remplacer le riz par des nouilles. Ce que vous voulez !
Mes poches de tofu frit, je les ai trouvé en boîte :
Cuire le riz.
Placer le riz dans un récipient de préférence en bois (souvent, on utilise un hangiri) et attendre que le riz refroidisse (vous pouvez l’éventer à l’aide d’un éventail pour que ce soit plus rapide).
Une fois refroidi, verser le mélange de vinaigre de riz, de sucre et de sel. Mélanger le riz avec une spatule.
Faire blanchir les poches de tofu dans l’eau bouillante 2 minutes.
Dans une casserole, verser l’eau, la sauce soja, le mirin et le sucre et porter à ébullition.
Ajouter les tofu frits et laisser mijoter à feu doux pendant 20 minutes.
Enfin, égoutter les poches de tofu.
Ajouter ce que vous voulez au riz (graines de sésame, edamame…) et farcir les poches de tofu avec le riz.
Et voici le résultat :
* 1. omelette / 2. edamame / 3. sésame / 4.umeboshi et omelette